Des personnes et des biens à sécuriser

Pour valoriser son identité méditerranéenne et son cadre de vie, l’Agglo Hérault Méditerranée doit poursuivre la recherche du juste équilibre entre la préservation de ses espaces naturels sensibles, le développement des activités économiques et la gestion des risques naturels.

La Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations (GEMAPI)

Depuis le 1er janvier 2018, la loi a attribué le bloc de compétences relatif à la Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations (GEMAPI) à notre agglomération. Le territoire étant particulièrement exposé à un double risque, d’inondation d’une part, avec un riche réseau hydrographique dont le fleuve Hérault et son bassin versant et d’autre part, de submersion marine, l’agglo a mis en œuvre des programmes importants d’études, de travaux et d’entretien.

Les investissements à venir portent dans un premier temps sur les travaux pour protéger le littoral, les études et travaux sur les digues de protection de même que la création d’ouvrages nouveaux, la restauration et l’entretien de la végétation des berges de nombreux cours d’eau.

Le littoral

Le maintien de l’attractivité touristique, de la préservation du cadre de vie et des activités économiques implique une gestion globale de l’espace littoral qui permettra de lutter contre l’érosion. Sur la base des aménagements déjà réalisés, l’agglo va poursuivre ses opérations de réaménagement du littoral par la mise en place d’ouvrages de protection et l’instauration de mesures à plus long terme nécessitant la mobilisation de tous les acteurs publics. Des actions innovantes sont menées et seront poursuivies et complétées au gré de l’évolution du cordon dunaire.

La côte ouest de Vias-Plage : des mesures pour rétablir le fonctionnement naturel du littoral et expérimenter la relocalisation des activités et des biens.

L’aménagement du littoral a été défini dans le cadre d’études répondant aux orientations de la stratégie nationale de gestion du littoral. Des modèles ont été mis en place pour prévoir l’évolution du littoral selon les scénarios d’aménagement et en prenant en compte l’évolution du phénomène d’érosion et l’élévation du niveau de la mer.

Le rétablissement partiel du cordon a déjà permis de reconstituer un espace balnéaire et un sentier littoral accessible à tous. Les aménagements réfléchis dans le cadre du plan guide amèneront à une amélioration du cadre de vie. La reconstitution du cordon dunaire programmée jusqu’en 2020 avec une durée de vie d’une dizaine d’années permet de se donner le temps pour la relocalisation des activités et des biens. Le plan guide doit prévoir les aménagements avec l’ensemble des acteurs concernés. Dans un premier temps il s’agit de définir les règles et formes des habitats possibles au regard du risque dans ce secteur. L’évolution de la vulnérabilité doit dans un second temps déclencher la relocalisation des activités et des biens.


Etude sur les ouvrages de protection en mer sur le secteur du Grau d’Agde.

Les études techniques et le montage des dossiers réglementaires sont réalisés afin de répondre au problème d’érosion de la plage du Grau d’Agde. Un troisième brise-lame sera installé pour permettre la reconstitution de la plage

Les cours d’eau

Depuis de nombreuses années, l’agglo intervient sur la gestion de nombreux ruisseaux, mais désormais les actions vont s’étendre à des linéaires plus conséquents. En action phare, dès 2019 c’est le fleuve Hérault qui connaîtra sa première opération de restauration d’envergure sur la totalité du territoire de l’Agglo. Au fur et à mesure du déploiement de la compétence GEMAPI, l’ensemble des cours d’eau à enjeux environnementaux et/ou de protection des biens et personnes fera l’objet de plans de gestion.

Les digues

L’Agglo a pour compétence l’entretien et le suivi de plusieurs digues urbaines de protection contre les inondations sur les communes d’Agde, Bessan, Cazouls d’Hérault, Florensac, Pézenas, Portiragnes-plage et Saint-Thibéry. Soit un patrimoine mis bout à bout de près de 15 kms. Ces ouvrages de danger font l’objet de contrôles, d’entretien spécifique et de suivis régulier afin de garantir leur niveau de sûreté.

Des projets de créations de nouveaux ouvrages sont également à l’étude.

Les épanchoirs 

3 épanchoirs situés sur le canal du midi (communes de Portiragnes et Vias), ont fait l’objet de travaux de restauration pour un montant de 768 250 €. Cette opération est financée à 36.57% par la communauté d’Agglomération, à 23.43% par l’Europe via les fonds Feder, à 20% par l’État via le FNADT et enfin 20% de la Région Occitanie.

Ces ouvrages participent à la gestion des niveaux d’eau pour la navigation, et contribuent à une évacuation des eaux en cas de fortes pluies. Leur restauration permettra de réduire les fuites d’eau, de sécuriser le passage des usagers le long du chemin de halage, de mieux gérer la sortie des eaux de crue ainsi que des eaux destinées à l’irrigation.

Pour en savoir plus sur la GEMAPI

Les missions relatives à la GEMAPI sont celles définies aux points 1, 2, 5, 8 du I de l’art. L. 211-7 du Code de l’environnement, à savoir :

  • l’aménagement de bassins hydrographiques : Études et mise en œuvre de stratégies globales d’aménagement du bassin versant (rétention, ralentissement, ressuyage de crues) pour agir sur les crues ou pour déplacer les enjeux à protéger.
  • l’entretien de cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau : Mise en œuvre à l’échelle des masses d’eau des plans pluriannuels d’entretien voire de restauration du lit, des berges et de la ripisylve visant à garantir un fonctionnement hydraulique le plus naturel possible de ces masses d’eau.
  • la défense contre les inondations et contre la submersion marine : Entretien, gestion et surveillance des ouvrages de protection existants contre les crues et les submersions marines. Études et travaux neufs pour l’implantation de nouveaux ouvrages. Définition et régularisation administrative des systèmes d’endiguement. La gestion intégrée du trait de côte contribuant à la prévention de l’érosion des côtes par les techniques souples et dures sont incluses dans cette mission.
  • la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines : Protection et restauration (les connexions) des zones humides qui assurent à la fois des fonctions hydrauliques agissant sur la prévention des inondations (stockage de l’eau par la fonction « éponge ») mais aussi sur la qualité de l’eau (capacité épuratoire) et sur les milieux aquatiques (soutien des étiages et fonctions corollaires de biodiversité).

D’autres acteurs restent également compétents :

  • Les Syndicats de bassin gardent un rôle important de gouvernance, de réalisation des schémas et programmes à l’échelle du bassin versant qui reste pertinente pour avoir une vision globale. Les intercommunalités peuvent leur déléguer ou transférer tout à partie de la compétence GEMAPI sur tout ou partie du territoire.
  • Le Maire reste un rouage essentiel, le pouvoir de police reste aux communes et le Maire est responsable la direction et la planification des opérations de secours.
  • Les propriétaires privés et publics (Etat, collectivités) restent les premiers responsables de l’entretien des cours d’eau. En effet, les droits et devoirs des propriétaires ne sont pas modifiés.
  • L’Etat conserve plusieurs leviers de contrôle impliquant sa responsabilité (contrôle de légalité, politique de l’eau, planification).
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