Château Laurens à Agde : visitez le salon de musique pour les journées du patrimoine les 20 et 21 septembre prochains


Dans le cadre de l’organisation des journées européennes du patrimoine les 20 et 21 septembre prochains, le salon de musique du château Laurens sera exceptionnellement ouvert au public. Entièrement restauré à l’initiative de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée, ce château situé sur les berges de l’Hérault au domaine de Belle-Ile à Agde offre un témoignage unique sur l’architecture et les décors « Art Nouveau » des années 1900.

Une demeure remarquable

A la rencontre du fleuve Hérault et du Canal du Midi, le château Laurens témoigne par son style art nouveau de l’extraordinaire vitalité des courants artistique qui ont émergé à l’aube du XXème siècle.

Son histoire est intimement liée à la vie d’Emmanuel Laurens, héritier d’une immense fortune, qui entreprend en 1897 la construction d’un palais singulier « le château Laurens » sur sa propriété de Belle-Ile.

Cet agathois, mélomane et grand voyageur, va exprimer dans ses choix architecturaux et décoratifs son goût pour les avant-gardes artistiques en travaillant avec  des artistes marqués par le courant Art Nouveau: le peintre Eugène Dufour, le décorateur Léon Cauvy, ou l’artiste Eugène Simas.

Sa fortune épuisée dès 1938, il vend son domaine en viager. A sa mort en 1959, le château se dégrade jusqu’à son acquisition en 1994 par la ville d’Agde.  Il est classé Monument historique 2 ans plus tard. Sa gestion et son entretien sont alors confiés en 2003 à l’agglomération Hérault Méditerranée qui va entreprendre des campagnes de restauration d’envergure.

Les travaux de restauration

Le salon de musique dédié à Louise Blot, cantatrice et épouse d’Emmanuel Laurens, a fait l’objet d’un programme de réhabilitation dès 2007. Après 7 années de travaux, l’auditorium sera dévoilé cette année au grand public lors des journées du patrimoine des 20 et 21 septembre prochains. Une porte étroite permet aux visiteurs d’accéder au salon par l’extérieur.

Cette vaste salle oblongue, voûtée et percée de 12 vitraux s’élance à une vingtaine de mètres de hauteur. De nombreux corps de métiers se sont attelés à redonner au salon sa splendeur d’antan : menuisiers-ébénistes, peintres muraux, vitraillistes. La réfection de la toiture et la restauration de son « dôme » en écailles de zinc ont permis de sauvegarder les décors peints. Pour  le décor du plafond voûté, le restaurateur des Monuments Historiques a procédé à la pose de feuilles dorées et la restitution de fleurs de lotus.  L’ensemble est saisissant.

Un décor onirique

Le visiteur sera surpris par la polychromie des lieux : boiseries acajou rehaussées d’un verre peint, vitraux colorés multicolores dorés au plomb et surmontés de motifs peints représentant une femme aux ailes de chauve-souris, frises murales à motifs de cobras, défenses d’éléphants factices avec leur extrémité de minuscules lumières… L’ensemble était rehaussé de toiles murales monumentales aujourd’hui très détériorées. Pour donner un nouveau souffle artistique  à la mémoire de ce salon, un projet de substitution des toiles par une création contemporaine a été privilégié par le Ministère de la culture.

Le mobilier

L’édifice a perdu une grande partie de son mobilier d’origine. Lors de la vente du château en 1994, l’achat du mobilier n’a pas été pris en compte. Depuis 2003, la ville d’Agde a cependant pu se porter acquéreur de plusieurs ensembles de Léon Cauvy avec le soutien financier de la DRAC-LR.  Ce mobilier est aujourd’hui visible au musée Agathois.

 

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